La première figure montre que, en début de projet à V1 (mi-avril 2024), les ruchers sont assez semblables au regard de la quantité de couvain et de la charge en Varroa ; par contre, ils se différentient par le nombre d’abeilles (les ruchers les plus populeux en haut de la figure) ou par le poids des corps (les plus ruchers les plus lourds en bas de la figure).
Dans la seconde figure à V2 (fin juin 2024), la plupart des ruchers continuent d’être assez semblables sauf deux ruchers (FV et OA) qui ont un niveau de charge en Varroa un peu supérieur à tous les autres.
Légendes des graphiques ci-dessus : ligne et points orange : nombre d’abeilles ; ligne et points bleus : nombre de cellule de couvain operculé ; ligne et points verts : Varroas phorétiques pour cent abeilles
Les ruchers français affichent clairement la chute de couvain en fin de miellée de Lavandes ; cette phase de couvain est très différente en Italie, où la saison se termine par une miellée de châtaigniers dans la plupart des cas.
La croissance de Varroa tout au long de la saison est classique, avec une accélération bien visible entre la troisième et la quatrième observation.
Selon le protocole du programme Melior’Api, les colonies n’ont pas été traitées avant la quatrième observation. Parmi les 60 colonies d’origine, certaines qui présentaient des taux de Varroa trop élévés en fin de saison (troisième observation) pour supporter d’attendre le traitement tardif, ont été traitées et retirées de l’expérience.
Seul le rucher OA qui présentait en fin de miellée de Lavandes une charge en Varroa trop élévée a été entièrement traitée. Le cas de ce rucher donnera lieu à un protocole spécial en sortie d’hiver au moment de la sélection des reines à multiplier.
La saison 2024 a été particulièrement difficile et les récoltes sont en général très faibles. Cette situtation n’a pas facilité la partie du programme qui exige que les colonies soient traitées tardivement. Il y a eu aussi des pertes en saison plus élévées que d’habitude.
Sur ces graphiques, la valeur du Pin-Test en Juin est en abcisse et celle d’automne en ordonnée. Si le Pin-Test était une donnée constante de la colonie, les points devraient être à peu près alignés sur une diagonale, les fortes valeurs en Juin correspondant à des fortes valeurs en automne.
Comme on peut le constater ce n’est pas du tout le cas. Le Pin-Test n’est donc pas une mesure stable dans le temps.
Il faut plutôt considérer que la capacité à nettoyer d’une colonie est une propriété qu’elle n’exprime pas de façon continuelle ; on peut donc l’observer ou non sans être sûr d’obtenir un résultat similaire lors d’une autre mesure. La multiplication du Pin-Test dans l’année augmente les chances de l’observer. On utilise en suite la meilleure valeur de plusieurs pin-tests pour évaluer le niveau de l’activité de nettoyage de la colonie.
Par ailleurs, en général dans nos observations, les niveaux de Pin-test sont assez faibles si l’on prend comme seuil d’une activité hygiénique conséquente, une valeur de Pin-Test > 60%.